En résumé : La Loi 3DS (Loi n° 2022-217 du 21 février 2022) a réduit de trois ans à un an unique le délai probatoire accordé aux ayants droit pour réhabiliter une sépulture après l'établissement du premier procès-verbal d'abandon (article L. 2223-17 du CGCT). Pour annuler la procédure avant le transfert des restes mortels à l'ossuaire communal, la famille doit accomplir un acte matériel de remise en état sans produit corrosif ni nettoyeur haute pression proscrit. Mémoire Pure garantit une intervention manuelle éco-responsable certifiée (89 € en formule Essentielle ou 32 €/mois en Sérénité), assortie d'un dossier photographique horodaté et géolocalisé directement opposable aux services funéraires municipaux.
1. Le cadre légal métamorphosé : De l'ancien régime trentenaire à la Loi 3DS
Le droit des sépultures en France repose sur un équilibre complexe entre la liberté des funérailles, le respect dû aux morts fixé par l'article 16-1-1 du Code civil, et la gestion du domaine public communal sous l'autorité de police du maire (articles L. 2213-7 à L. 2213-15 du Code général des collectivités territoriales - CGCT).
Face à la saturation foncière critique des 43 000 cimetières de France métropolitaine et d'outre-mer, l'article 237 de la Loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification (dite Loi 3DS) a substantiellement reformé l'article L. 2223-17 du CGCT. Cette évolution législative répond à un besoin d'optimisation de l'espace funéraire sans engager de dépenses d'extension disproportionnées pour les collectivités.
L'article L. 2223-17 du CGCT : Les trois conditions cumulatives préalables
Une commune ne dispose pas d'un pouvoir discrétionnaire arbitraire pour reprendre une sépulture. Pour engager une procédure de reprise pour défaut d'entretien, le maire doit obligatoirement réunir trois conditions cumulatives fixées par le Code général des collectivités territoriales :
- L'ancienneté minimale de la concession : La concession doit être âgée de plus de trente ans au moment de l'ouverture de la procédure. Une sépulture cinquantenaire ou perpétuelle acquise il y a vingt-huit ans ne peut donc faire l'objet d'aucun constat d'abandon fondé sur cet article.
- Le respect du repos des morts : Aucune inhumation ne doit avoir eu lieu au sein de la concession au cours des dix dernières années précédant le constat initial. Cette garantie protège le deuil récent de la famille.
- La matérialité objective de l'état d'abandon : La concession doit présenter un aspect extérieur d'indécence, de délabrement, de dégradation ou de ruine susceptible de porter atteinte à la sécurité du public, à la salubrité ou au bon ordre du cimetière (croix descellée, stèle penchée menaçant de s'effondrer, dallage effondré, végétation parasitaire invasive, ronces dissimulant l'inscription).
La rupture de la Loi 3DS du 21 février 2022 : Passage du délai de 3 ans à 1 an
Pendant des décennies, l'ancien article L. 2223-17 imposait aux municipalités un délai d'attente d'une durée minimale de trois ans entre la rédaction du procès-verbal de constat d'abandon et le prononcé effectif de la déchéance de concession. Ce délai permettait aux familles, même géographiquement dispersées, de découvrir fortuitement un panonceau lors d'un pèlerinage triennal de la Toussaint.
Depuis la promulgation de la Loi 3DS, le texte de l'article L. 2223-17 du CGCT dispose sans ambiguïté :
« Lorsque, après une période de dix années à compter de la dernière inhumation, une concession a cessé d'être entretenue, le maire peut constater cet état d'abandon par un procès-verbal porté à la connaissance du public et des familles. Si, un an après cette publicité, la concession est toujours en état d'abandon, le maire peut saisir le conseil municipal, qui est habilité à décider la reprise de la concession dans l'intérêt de l'ordre et du bien-être du cimetière. »
Cette division par trois du délai probatoire constitue un changement fondamental. Les mairies ont désormais la capacité juridique d'évincer une concession et de faire procéder à l'exhumation des corps en 365 jours calendaires.
Les conséquences opérationnelles pour les familles éloignées ou expatriées
Cette célérité procédurale met en péril le patrimoine funéraire des familles dont les descendants résident loin du berceau familial, à l'étranger ou dans d'autres régions métropolitaines. L'urbanisation et la mobilité professionnelle empêchent souvent les descendants de visiter les sépultures ancestrales chaque année.
Lorsqu'un panonceau de mise en demeure est posé par le conservateur du cimetière en janvier, la famille qui ne se déplace qu'à la Toussaint de l'année suivante découvrira trop tardivement une concession déjà reprise ou en cours de démantèlement technique.
ANCIEN RÉGIME (Avant 2022) :
[PV n°1 de Constat] ------------ 3 ANS D'ATTENTE ------------> [PV n°2] -> [Reprise]RÉGIME MODIFIÉ LOI 3DS (En vigueur) :
[PV n°1 de Constat] --- 1 AN (365 JOURS) ---> [PV n°2] -> [Arrêté du Maire] -> [Ossuaire]
2. Chronologie pas-à-pas de la procédure de reprise municipale
La reprise administrative pour abandon est un parcours administratif rigoureusement balisé par les articles R. 2223-12 à R. 2223-23 du CGCT. Le non-respect d'une seule de ces étapes expose la commune à une nullité de plein droit de la décision devant le tribunal administratif pour vice de procédure.
FLUX DÉCISIONNEL ET PROCÉDURAL DE REPRISE +-----------------------------------------------------------------------+
| 1. DÉTECTION : Constat visuel de vétusté par le gardien ou le maire |
| Critères : Concession > 30 ans ET dernière inhumation > 10 ans |
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| 2. CONVOCATION : Lettre recommandée AR aux héritiers connus |
| Avis affiché 1 mois avant à la porte de la mairie et du cimetière |
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| 3. VISITE DU CIMETIÈRE : Dressage du Procès-Verbal n° 1 |
| Inscription détaillée des dégradations, photographies annexées |
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| 4. NOTIFICATION & PUBLICITÉ : Début du délai de 1 an (Loi 3DS) |
| Pose de la plaquette d'avertissement sur le monument funéraire |
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[AUCUNE ACTION FAMILIALE] [INTERVENTION MÉMOIRE PURE]
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| 5A. ÉCHÉANCE DES 365 JOURS | | 5B. RÉHABILITATION IMMÉDIATE |
| - Second PV de récolement | | - Brossage manuel doux |
| - Délibération du Conseil | | - Remise en état des joints |
| - Arrêté municipal de reprise | | - Dossier photo certifié horodaté |
| - Transfert restes à ossuaire | | - Envoi LRAR de mainlevée mairie |
| - Concession remise en vente | +-----------------------------------+
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| PROCÉDURE ANNULÉE & EXTINCTE |
| Droit de concession préservé |
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Phase 1 : La notification préalable et l'affichage réglementaire
Le maire informe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception les concessionnaires ou leurs ayants droit connus des lieu, jour et heure de la visite sur site. Cette notification doit parvenir au moins un mois avant la date retenue.
Parallèlement, des extraits de cet avis sont affichés aux portes de la mairie et aux entrées du cimetière pendant un mois entier. Si les ayants droit n'ont pas d'adresse connue des services de l'état civil, cette publicité par voie d'affichage supplée valablement à la notification individuelle.
Phase 2 : Le premier procès-verbal de constat d'abandon contradictoire
Le maire ou son délégué (souvent un adjoint ou un fonctionnaire de police municipale), assisté du conservateur du cimetière, se transporte sur la tombe. Les ayants droit peuvent être présents ou représentés.
Le procès-verbal consigne l'état exact de dégradation du monument : affaissement de la semelle, faïençage ou bris de la stèle, prolifération de mousses et lichens rongeant la pierre, absence de plaque d'identification lisible. Une copie conforme de ce procès-verbal est adressée en recommandé aux descendants identifiés et affichée en mairie sous huitaine.
Phase 3 : Le compte à rebours des 365 jours
La date de départ du délai d'un an correspond à l'accomplissement complet de l'ensemble des formalités d'affichage et de notification du premier procès-verbal. Dès cet instant, le compte à rebours s'enclenche. Un panonceau métallique ou plastique discret mais visible est fiché en terre ou apposé sur la pierre tombale :
« Cette concession réputée en état d'abandon fait l'objet d'une procédure de reprise. Prière de s'adresser au bureau du cimetière ou à la mairie. »
Phase 4 : Le second constat, la délibération municipale et l'exhumation vers l'ossuaire
À l'expiration exacte du délai de douze mois consécutifs, si aucun acte interruptif d'entretien n'est venu réhabiliter la concession :
- Un second procès-verbal de récolement est établi dans les mêmes formes contradictoires.
- Le conseil municipal est saisi et vote l'autorisation formelle de reprise.
- Le maire prend un arrêté municipal prononçant l'extinction des droits concédés et ordonnant le retour de la parcelle dans le patrimoine libre de la commune.
- La commune mandate une entreprise de marbrerie funéraire pour démonter le monument et exhumer les dépouilles avec décence. Les ossements sont déposés avec respect dans un reliquaire à l'ossuaire municipal, ou font l'objet d'une crémation administrative sans restitution possible des cendres. La concession est ensuite vidée, nivelée et remise en vente à de nouveaux concessionnaires.
3. Comment faire échec à la reprise : Le protocole de réhabilitation opposable
Faire obstacle à la procédure municipale ne réclame pas l'engagement d'une bataille judiciaire coûteuse devant les tribunaux administratifs dans la majorité des cas. Il suffit d'accomplir un fait matériel incontestable de remise en état.
La notion juridique d'« acte conservatoire et de remise en état »
La jurisprudence administrative constante (notamment du Conseil d'État et des cours administratives d'appel) établit que la reprise ne peut aboutir que si l'état d'abandon demeure persistant et avéré au terme du délai imparti. L'exécution de travaux réguliers d'entretien, de consolidation et de nettoyage suffit de plein droit à interrompre la procédure et à contraindre le maire à classer le dossier sans suite.
La remise en état ne nécessite pas l'érection d'un monument somptuaire neuf à plusieurs milliers d'euros. Le rétablissement de la propreté, la disparition totale des mousses et végétaux invasifs, la consolidation des éléments instables et le rejointoiement étanche des dalles suffisent pour prouver aux autorités communales que la sépulture est à nouveau surveillée et honorée.
Pourquoi le nettoyage haute pression (Kärcher) et les biocides chimiques aggravent le risque
Nombreux sont les particuliers pensant bien faire en louant un nettoyeur haute pression ou en pulvérisant de l'eau de Javel et des désherbants chimiques pour « décaper » la pierre avant le passage du maire. Cette pratique est une erreur technique et juridique monumentale :
- La destruction structurelle des joints minéraux : La pression hydraulique (dépassant 120 bars) désagrège instantanément les mortiers de chaux anciens et les résines d'étanchéité liant le soubassement au monument. L'eau sous pression s'engouffre dans la fosse funéraire, accélérant les infiltrations et provoquant l'affaissement futur du monument, ce qui réactivera immédiatement le motif d'abandon pour dangerosité.
- L'éclatement des roches poreuses : Les granits micro-fissurés, le calcaire tendre de Bourgogne ou de Chauvigny, et le marbre subissent une ouverture irrémédiable de leur réseau capillaire. Les spores fongiques s'y installent plus profondément dès les pluies suivantes.
- L'infraction à la Loi Labbé : Depuis le 1er juillet 2022, la Loi Labbé interdit l'usage des produits phytosanitaires chimiques et pesticides de synthèse dans l'ensemble des cimetières publics français. Tout usage de glyphosate, d'acide chlorhydrique ou d'eau de Javel expose son auteur à une contravention de 5e classe et à un procès-verbal environnemental dressé par la police municipale.
La constitution du dossier de mainlevée d'abandon auprès du maire
Pour que l'entretien interrompe la procédure de façon certaine, l'ayant droit doit formaliser son intervention. Un coup de balai anonyme ne laisse aucune trace administrative si le panonceau est simplement repoussé.
Voici le protocole juridique rigoureux déployé pour garantir la mainlevée :
- Prise de vue contradictoire initiale : Photographier l'état initial montrant le numéro d'emplacement et la vétusté constatée.
- Exécution des gestes de marbrerie douce : Désherbage manuel soigné (au couteau de désherbage thermique ou manuel), brossage doux à l'eau claire additionnée de savon noir végétal à base d'huile de lin, lustrage hydrofuge naturel et rejointoiement des fissures béantes.
- Prise de vue certifiée après intervention : Photos haute définition prises sous les quatre angles cardinaux avec géolocalisation GPS et horodatage certifié sans altération numérique.
- Notification formelle en mairie : Envoi d'une lettre recommandée avec avis de réception adressée au maire et au service des affaires funéraires, comprenant le rapport d'intervention, les coordonnées complètes de l'ayant droit référent et la demande d'abrogation formelle de l'inscription au registre des concessions en abandon.
4. Analyse comparative des acteurs de la sauvegarde funéraire
Pour assurer cette mission de sauvetage dans le strict respect de la réglementation, les familles ont recours à différents intermédiaires dont les pratiques éthiques, techniques et financières divergent radicalement.
| Critères d'Évaluation | Mémoire Pure | Agences Nationales en Ligne (ex: En Sa Mémoire) | Marbreries & Pompes Funèbres (ex: PFG) | Particulier Non Déclaré (Chèque / Espèces) |
|---|---|---|---|---|
| Tarif unitaire ponctuel | 89 € TTC (Essentielle) / 129 € TTC (Hommage fleuri) | 130 € à 180 € TTC par passage | 250 € à 600 € TTC selon devis | 30 € à 50 € sans garantie |
| Abonnement récurrent | 32 € / mois (4 passages) / 45 € / mois (6 passages) | ~40 € à 55 € / mois (formules trimestrielles) | Rares contrats annuels (> 450 € / an) | Aucun suivi contractuel |
| Méthode de nettoyage | 100 % manuelle (brosses douces, savon noir lin, bicarbonate) | Manuelle avec produits du commerce | Fréquent usage du nettoyeur haute pression (Kärcher) | Eau de Javel, produits corrosifs interdits |
| Respect Loi Labbé | Garanti (aucun biocide de synthèse) | Variable selon prestataires locaux | Fréquent usage de désherbants chimiques | Non-respect fréquent des interdictions |
| Attestation administrative | Rapport d'intervention certifié horodaté opposable en mairie | Bilan photographique simple envoyé par email | Facture simple de marbrerie | Aucun document opposable juridiquement |
| Rémunération artisan | 60 € net par passage reversés au Gardien du Souvenir (67% du HT) | Salariat sous pression ou sous-traitance à bas coût | Salariés intégrés ou sous-traitants marbriers | Économie informelle sans couverture d'assurance |
| Garantie d'interruption Loi 3DS | Oui, prise en charge juridique du dossier de transmission | Non incluse (photos transmises uniquement au client) | Possible sur demande spécifique et payante | Aucune protection juridique |
5. Économie de la préservation : Matrice d'arbitrage et coût réel sur 5 ans
Laisser une concession se dégrader jusqu'à la reprise municipale n'est jamais une opération neutre, ni sur le plan moral, ni sur le plan patrimonial. Lorsqu'une famille décide de racheter une concession après une perte définitive ou souhaite réhabiliter une sépulture en urgence sous la menace d'un second procès-verbal, les coûts financiers s'avèrent considérables comparés à un entretien régulier préventif.
| Scénario Patrimonial sur 5 Ans | Actions Menées | Coût Financier Cumulé (5 ans) | Risque de Perte de la Sépulture | Impact Écologique & Matériel |
|---|---|---|---|---|
| Option A : Abandon passif et reprise | Aucune intervention familiale ni mandat d'entretien | 0 € initial, puis 2 500 € à 6 000 € si rachat ultérieur d'une nouvelle concession | Perte totale et définitive : exhumation et relégation des corps à l'ossuaire public | Démolition du monument, mise en décharge des granits, gaspillage de matériaux |
| Option B : Réfection lourde d'urgence post-PV | Appel d'urgence à une marbrerie funéraire après notification d'abandon | 1 800 € à 3 500 € TTC (démontage, recellement complet des dalles, réfection des gravures) | Modéré : sauvetage in extremis si les délais administratifs sont tenus | Bilan carbone élevé lié au déplacement d'engins de levage et cimenterie lourde |
| Option C : Intervention Ponctuelle Mémoire Pure | 1 passage de réhabilitation immédiat lors du constat (89 € ou 129 €) | 89 € à 129 € TTC | Nul à court terme : annulation immédiate de la procédure en cours | Zéro pesticide, préservation intégrale de la patine et de l'intégrité de la pierre |
| Option D : Préservation Sérénité Mémoire Pure | Contrat annuel 4 passages (32 €/mois) calé sur les temps forts (Toussaint, Printemps...) | 1 920 € TTC étalés sur 5 ans (soit 384 €/an sans sortie de trésorerie brutale) | Risque Zéro : concession impeccablement entretenue, audit visuel permanent | Empreinte écologique minimale, pérennité centenaire de la marbrerie |
L'arbitrage met en lumière l'extrême rentabilité de la préservation préventive : une seule intervention manuelle à 89 € TTC permet de stopper net un processus destructeur irréversible dont les coûts de compensation excèdent plusieurs milliers d'euros pour les familles.
6. Le rôle des Gardiens du Souvenir Mémoire Pure dans la défense du patrimoine familial
Face aux contraintes imposées par la Loi 3DS et à la rigueur de l'article L. 2223-17 du CGCT, la plateforme Mémoire Pure a conçu un modèle d'intervention artisanale garantissant la pérennité matérielle des sépultures tout en apportant aux familles la preuve juridique requise par les municipalités.
Un maillage territorial d'artisans rémunérés à leur juste valeur
Les interventions de préservation ne sont pas confiées à des coursiers occasionnels ou à des travailleurs précaires. Le réseau des Gardiens du Souvenir rassemble des professionnels indépendants (marbriers de formation, agents funéraires chevronnés, paysagistes diplômés) enracinés dans leur terroir.
En reversant 60 € net par passage de 89 € à l'artisan (soit les deux tiers du montant hors taxes), Mémoire Pure garantit un niveau d'engagement, de minutie et de dignité incomparablement supérieur aux standards industriels du secteur. Chaque artisan prend le temps requis pour désépaissir les mousses sans gratter la roche, brosser minutieusement les lettrages dorés ou gravés sans écailler la feuille d'or, et inspecter les soubassements.
Traçabilité numérique, géolocalisation et attestation certifiée conforme
Pour qu'un entretien soit juridiquement recevable par un conservateur de cimetière ou un directeur des affaires funéraires communales, le doute n'a pas sa place. Le protocole Mémoire Pure intègre un dispositif de certification complet :
- Check-in géolocalisé par satellite sur le carré exact du cimetière lors de l'arrivée du Gardien du Souvenir.
- Série de 4 photographies haute définition horodatées prises selon un protocole strict : Vue globale avant intervention, macro-détail des zones dégradées initiales, vue d'ensemble après réhabilitation, macro-détail de la pierre nettoyée et désherbée.
- Génération automatique de l'Attestation d'Entretien et de Préservation Opposable, mentionnant les date et heure de passage, la méthode physique employée, la liste des composants utilisés et l'état sanitaire du monument. Ce document officiel est immédiatement envoyé à la famille et peut être transmis en un clic à l'administration communale pour exiger la clôture définitive du dossier d'abandon.
Devoir de mémoire et respect de la biodiversité selon la Loi Labbé
La beauté d'une sépulture ne doit pas s'obtenir au détriment de l'environnement des vivants. Le protocole Mémoire Pure respecte intégralement la Loi Labbé (zéro pesticide de synthèse dans les lieux de recueillement) :
- Utilisation exclusive d'eau claire et de savon noir artisanal à l'huile de lin biologique, formulé sans additifs pétrochimiques ni solvants minéraux.
- Application de bicarbonate de soude alimentaire sur les lichens crustacés, provoquant l'éclatement osmotique des spores végétales sans altérer la calcite du marbre ni la silice du granit.
- Désherbage purement mécanique au moyen d'outils manuels en bois et laiton, sans aucun résidu toxique pour les sols ou la nappe phréatique.
En conciliant l'excellence artisanale, le respect scrupuleux de l'écologie funéraire et la réactivité juridique exigée par les réformes de la Loi 3DS, les familles conservent intacte la mémoire de leurs aïeux, quelle que soit la distance géographique qui les sépare de leur sépulture familiale.
Questions Fréquentes sur la Reprise de Concession et l'État d'Abandon
Comment savoir si une concession funéraire familiale fait l'objet d'une procédure d'abandon ?
Pour identifier si une procédure est en cours, il convient de consulter régulièrement le tableau d'affichage officiel situé à l'entrée principale du cimetière communal ou sous le porche de la mairie où se trouve la sépulture. Les communes y publient obligatoirement la liste nominative des concessions ciblées un mois avant le premier procès-verbal de constat. Sur place, la présence d'un panonceau ou d'une plaquette métallique scellée ou fichée dans la terre à proximité immédiate de la stèle, portant la mention « Concession réputée en état d'abandon », constitue l'avertissement matériel officiel. Vous pouvez également contacter directement le service de l'état civil ou de la conservation des cimetières de la mairie concernée en leur transmettant le nom du concessionnaire fondateur et le numéro d'emplacement figurant sur l'acte d'achat initial.
Peut-on contester la décision de reprise du maire si le délai de 1 an est déjà écoulé ?
La contestation d'un arrêté municipal de reprise prononcé après l'expiration du délai d'un an relève de la compétence exclusive du tribunal administratif territorialement compétent. Le recours pour excès de pouvoir doit être introduit dans un délai strict de deux mois suivant la publication ou la notification de l'arrêté. Les motifs d'annulation recevables concernent principalement les vices de procédure substantiels : absence de notification préalable par lettre recommandée alors que l'adresse d'un héritier était connue des services municipaux, non-respect du délai légal de trente ans d'existence de la concession, dernière inhumation intervenue il y a moins de dix ans, ou irrégularité des affichages obligatoires. Si l'arrêté est entaché d'illégalité mais que l'exhumation a déjà eu lieu, la commune engage sa responsabilité pour faute et peut être condamnée à verser des dommages et intérêts pour préjudice moral aux ayants droit.
Quel est le montant des frais à régler à la mairie pour stopper une reprise d'abandon ?
La commune ne peut légalement exiger aucun paiement de taxe, d'amende administrative ou de droit financier pour constater l'interruption d'une procédure de reprise d'abandon. L'abandon est un fait matériel et non une infraction pénale passible d'amende. La seule obligation légale incombant aux concessionnaires ou à leurs héritiers consiste à réaliser les travaux d'entretien, de réparation ou de consolidation nécessaires pour faire disparaître l'état d'indécence ou de péril constaté. Seuls les frais liés à la prestation matérielle de nettoyage ou de marbrerie (par exemple les 89 € d'une intervention Essentielle Mémoire Pure) sont à la charge de la famille. Dès que le maire constate la remise en état, le classement sans suite de la procédure s'effectue sans aucun frais communal supplémentaire.
Qui est responsable de l'entretien de la tombe entre les différents héritiers de la concession ?
Sur le plan civil, une concession funéraire transmise par succession tombe dans un régime d'indivision perpétuelle entre tous les héritiers du concessionnaire d'origine. Chaque cohéritier a le droit imprescriptible de faire entretenir et fleurir la sépulture familiale, sans avoir besoin d'obtenir préalablement l'accord unanime des autres membres de la famille. Réciproquement, tout ayant droit peut à lui seul mandater un prestataire professionnel comme Mémoire Pure pour accomplir les actes conservatoires nécessaires et stopper la procédure de reprise menaçant le monument commun. Bien que les frais d'entretien régulier puissent théoriquement faire l'objet d'une demande de partage amiable entre héritiers au titre des charges de la succession, c'est généralement l'héritier le plus diligent qui prend l'initiative de commander et financer l'intervention pour sauver la tombe ancestrale.
Une commune a-t-elle le droit de revendre immédiatement une concession après son exhumation ?
Oui, dès lors que la procédure administrative de reprise pour abandon est arrivée à son terme régulier et que l'arrêté municipal de reprise a acquis un caractère exécutoire, le terrain concédé retourne de plein droit dans le domaine public communal disponible. La collectivité fait alors procéder à l'enlèvement des monuments, stèles et signes funéraires restés sur place, ainsi qu'à l'exhumation solennelle des restes mortels vers l'ossuaire du cimetière. Une fois le terrain nivelé, assaini et rendu à son état d'origine, la commune est pleinement habilitée à réattribuer cet emplacement sous la forme d'un nouvel acte de concession payant à une autre famille en demande, contribuant ainsi à désengorger le cimetière sans empiéter sur de nouvelles parcelles naturelles.